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Liberalisme et Crise Economique

Eric Cavalier, Président de l'association Montpellier-Avenir et de la commission Economie-Budget
 
Les économistes KEYNES (1883-1946) et FRIEDMAN  (prix Nobel 1976)

 La politique économique actuelle de la France est celle préconisée par Keynes. Son rival américain, Milton Friedman,  avait passé des années à démolir son œuvre, qui était le chantre du laisser-faire et qui a inspiré de nombreuses politiques libérales.

 Aujourd’hui l’argent manque. L’état ne peut que dépenser plus pour éviter une catastrophe. Plans de relance aux grands travaux, au logement, à l’automobile et certainement va se poser bientôt le soutien aux collectivités locales qui, outre les conséquences négatives de certains emprunts, vont devoir subir la baisse des recettes fiscales.

Sauver l’économie est une chose mais la masse monétaire compte aussi et l’on voit les Banques centrales injecter des liquidités dans le circuit financier.

Il va donc falloir contrôler les circuits financiers pour éviter de nouvelles bulles spéculatives.

Fin des Traders et début des régulateurs ?

Une nouvelle forme de libéralisme va naître et comme l’a précisé Nicolas SARKOZY le 25 septembre dernier dans son discours de Toulon : «  Au capitalisme financier, il faut opposer le capitalisme des entrepreneurs. A côté de la valeur travail, il faut remettre l’esprit d’entreprise au cœur du système de valeurs de l’économie. C’est toute la philosophie de la loi de modernisation de l’économie et c’est la priorité de la politique économique. Si nous manquons d’entrepreneurs capables d’inventer l’économie de demain, ce n’est pas parce que les Français seraient plus dépourvus que les autres d’esprit d’entreprise, mais c’est parce que tout a été fait pour empêcher les Français d’entreprendre, comme tout a été fait pour les empêcher de travailler ».

Le choix de privilégier l’investissement s’inscrit dans la modernisation de l’économie. Ajouter à cela la qualité de notre main d’œuvre et de l’avancée technologique dans de nombreux domaines. Nous avons ainsi de bonnes raisons de penser que notre pays puisse sortir de la crise par le haut assez rapidement.

La préservation de nos ressources humaines est essentielle.
 





  

 

         

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