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Extrait de l’éditorial écrit par Christian Saint-Etienne dans Le Point n° 1992 du 18 Novembre 2011
« Penser demain, c’est vivre aujourd’hui et donner un sens au présent et c’est, plus encore, justement préparer l’avenir »
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On peut penser l’avenir en l’imaginant tel qu’il pourrait être ou tel qu’il devrait être. Certains auteurs ont imaginé un monde parfait, mais toujours avec le désir de changer le cours du monde réel.
Platon avait imaginé un monde souhaitable dans « la république » pour mieux discourir sur le régime politique idéal de la cité grecque. L’auteur d’une utopie affirme toujours que l’homme peut changer son destin.
Est-il donc indifférent que la France soit en panne de représentations de l’avenir ? Est-il indifférent que l’Allemagne ait conçu il y a dix huit ans un projet « Allemagne base productive » qui a été mis en œuvre par des réformes conduites par tous les responsables allemands depuis ? En sorte que l’Allemagne semble avoir su maîtriser le dragon hideux qu’est le capitalisme prédateur pour le mettre au service de sa réussite. Est-il indifférent que la Chine, la Corée du Sud ou Singapour allouent des moyens considérables pour comprendre les conditions de réussite de l’économie de l’innovation et de la métropolisation qui transforment le monde ? Et si l’action politique était aujourd’hui en France socialement conflictuelle et intellectuellement asséchée parce que nous ne sommes plus capables de penser l’avenir ? »
A Montpellier soyons capables de penser l’avenir pour devenir « une base productrice ».
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