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Environnement

Croissance verte

 

Croissance verte, l'envers du décor 

 

 L’illusion écolo

 La crise actuelle pousse les gouvernements à parier des centaines de milliards de dollars sur une autre forme de croissance, plus vertueuse, qui créerait des milliers d’emplois.

Ce n’est pas évident !

La crise financière ayant frappé, la croissance verte doit sauver l’économie, le PIB et l’emploi.

Mais l’équation est complexe.

 

Bonus-malus pour favoriser l’achat de véhicules peu polluants. 

Ecrasé par les primes à la casse et les remises des concessionnaires pour liquider les stocks.

Un demi-million de véhicules vendus + un plan de relance pour construire des autoroutes supplémentaires.


Pour construire un véhicule on dépense en énergie ce que l’on dépense pour faire 100.000 km.

Quant aux voitures électriques elles vont remplacer les véhicules polluants mais encombreront de façon identique les autoroutes.

En Chine le gouvernement prévoit 440 milliards d’investissement pour développer les énergies solaires et éoliennes.


D’ici à 2020 le Grenelle de l’environnement prévoit la création ou la préservation de 530.000 emplois.Mais cette croissance verte a peu de chance de sortir le monde de la crise actuelle.


Selon une étude de HSBC seulement 15.6 % des 2100 milliards d’euros dépensés à travers le monde en subventions et réductions d’impôts ont véritablement des objectifs verts.

Ex. le plan de relance pour construire des autoroutes.

La croissance verte est-elle la dernière fuite en avant d’un modèle de production et de consommation, comme le pense le directeur de Greenpeace ?

La croissance verte c’est comme après la guerre, il faut tout reconstruire et tout remplacer.  

 

 

DEUX VISIONS A PRIORI IRRECONCILIABLES

 

 L’une conservatrice primant la croissance et le fameux PIB et l’autre avec des changements radicaux.

En effet des emplois vont être crées et d’autre perdus.

Exemple : pour isoler sa maison le ménage va économiser sur d’autres postes.

Le bâtiment peut représenter 300.000 emplois contre des vacances ou le dernier téléviseur.

La solution pour certains : un changement de référence et abandonner le PIB qui a doublé en 25 ans tandis qu’un 1/5 de l’humanité ne se partage que 2% du revenu mondial.

Aujourd’hui le PIB nous aveugle dit Chantal JOUANNO. Il faut parler BIB, « Bonheur Intérieur Brut », indice développement humain, empreinte écologique.

Joseph STIGLITZ, dans son récent rapport remise au président de la République ne renie pas le PIB mais préconise de le compléter, de considérer le revenu et la consommation plutôt que la production, de prendre en compte le travail domestique, les loisirs, la santé…

Côté développement durable la commission dirigée par le prix Nobel 2001 donne comme priorité la définition d’indicateurs physiques.

La révolution verte ne peut reposer sur les seules forces du marché pour décoller : Soutenir la production ou la consommation, normaliser les produits, les procès, les infrastructures, informer, soutenir la recherche, taxer, responsabiliser.

L’efficacité c’est d’être clair et de viser juste, sinon on versera dans une illusion verte, un bluff aux conséquences imprévisibles.

  

 

10 FAUSSES BONNES IDEES DURABLES

 1.    Les filtres à particules.

Très efficaces pour éliminer les particules incriminées dans les affections respiratoires, ils le sont moins contre le dioxyde d’azote (NO2), nocif pour la santé.

Idem pour les filtres catalysés qui vont se généraliser à partir de 2011. La lutte contre le NO2 devrait s’intensifier.

 2.    Les voitures électriques.

La voiture n’émet rien mais l’électricité qui charge la batterie émet du CO2 et un KWh dégage 400 g de carbone.Un véhicule électrique brûle 100 g de CO2 au 100 km pour 126 g d’un modèle.A condition que la charge intervienne en période creuse, soit pendant la journée, or ils le feront quand ils seront chez eux le soir au moment des pics.

Autre problème : la destruction des batteries au lithium-ion, qui ne dépasseront pas 2 ans, avec des solvants difficiles à éliminer.

Sans parler de la consommation électrique qui nécessitera la construction de 2 centrales nucléaires supplémentaires.

 3.    Les agrocarburants dans l’essence. 

L’E10 : 90 % de sans plomb 95 et 10 % d’éthanol.

Avantage : réduit la dépendance avec le pétrole.Inconvénients : Incompatible avec 40 % des véhicules ; légère surconsommation (1.7%) et substitution aux cultures vivrières et accélération de la destruction des forêts tropicales.

1 milliard d’euros de subventions.  

4.    Interdire les gaz GFC qui détruisent la couche d’ozone.

Remplacés par des HFCProblème : pouvoir de réchauffement climatique + de 10.000 dioxines de carbone.2020 : remplacement par les HFC également soupçonnés de favoriser l’effet de serre.

Les Etats Unis devraient réclamer leur interdiction.

 5.    Développer le chauffage au bois.

Il a toutes les vertus, mais la chaudière à bois émet des monoxydes de carbone.
Il faut laisser le temps aux industriels d’améliorer leurs produits.

 6. Recycler un maximum de produits usagés.

Recycler l’alu, l’acier, le verre c’est bien, mais recycler le plastique pour remplacer le bois (ex. menuiseries), c’est négatif.

Recyclage du papier : Problème de la distance des incinérateurs. 

7. Bannir les lampes à incandescence

Les lampes à incandescence de 100 watt sont interdites et l’économie de la consommation correspondant à l’utilisation par 4 millions d’habitants.

Néanmoins les LBS (Lampe à Basse Consommation) doivent être récupérées car elles utilisent du mercure très dangereux.

50 millions de lampes utilisent 150 kg de mercure les mêmes lampes vont éviter le rejet de 156 kg de mercure du fait des économies d’énergie.

Autre grief, les lampes LBC émettent des ondes électromagnétiques.

 Résultat d’analyse en janvier 2010.

 8. Développer l’Electricité Photovoltaïque

Un rendement financier pouvant aller jusqu’à 10 %.

Rachat courant garanti pendant 20 ans au tarif de 0.60 euro/KWh exonérations fiscales, crédits d’impôts, aides régionales, tout est formidable !

Mais les aides se sont élevées à 2 milliards d’euros pour 0.05 % de la production d’électricité nationale.

Sur 20 ans les aides se seront élevées à 62 milliards d’euros qui vont profiter à l’industrie chinoise et aux importateurs allemands, alors que dans ce domaine le France était en pointe il y a 20 ans.La production électrique dans 20 ans sera de 3% pour 62 milliards d’aides. 

9. Equiper les logements de pompes à chaleur air/air

La France produit des kilowattheures largement décarbonnés de 60 g à 120 g de CO2 par KWh contre 340 g en Europe.

Problème : favorisation du chauffage électrique (30 % des ménages).

Chauffage au fuel : 300 g/KWhChauffage électrique (l’hiver) : 180 g de CO2/KWh

Chauffage électrique en période de pointe : 600 g/KWh. 10.

10. DEMATERIALISER l’économie pour la décarbonner

Un an d’abonnement mobile : 23 kg de CO2, soit  1 heure de trajet en voiture.

Coûts environnementaux : 30 millions de tonnes équivalent CO2 par an, soit 5% des émissions de gaz à effet de serre.

Consommation d’électricité des téléphones portables en plein boom : 13.5 % de la consommation électrique française, soit 6 ou 7 réacteurs nucléaires.

Ecrans LCD = triplement des consommations car + agréable à regarder.

Changer de PC ou d’ordinateur portable tous les 2 ans n’est pas écologique.

Seul un effet à la production et à la durabilité accrue permettra de changer la donne.

 


 

L'Aiguillon Environnemental...

                               ....les trames vertes

Le Gouvernement de Nicolas Sarkozy, après de larges consultations dans la diversité, met en place les outils de préservation de NOTRE ENVIRONNEMENT en aiguillonnant les Collectivités Locales afin de les amener au respect de nos lieux de vie:

MONTPELLIER va peut-être enfin être contrainte de Stopper sa Politique Dévoreuse de nos derniers espaces naturels et son expansionnisme à outrance menée depuis 30 ans...

D'autres voies existent pour l'équilibre des Territoires et de l'Activité en Languedoc Roussillon... La politique Urbaine de Montpellier devra s'y soumettre... Il en va du Devenir des Générations Futures...


Les outils :

- La trame verte est un outil d’aménagement du territoire, constituée de grands ensembles naturels et de corridors les reliant ou servant d’espaces tampons, reposant sur une cartographie à l’échelle 1:5000. Elle est complétée par une trame bleue formée des cours d’eau et masses d’eau et des bandes végétalisées généralisées le long de ces cours et masses d’eau. Elles permettent de créer une continuité territoriale, ce qui constitue une priorité absolue. La trame verte et bleue est pilotée localement en association avec les collectivités locales et en concertation avec les acteurs de terrain, sur une base contractuelle, dans un cadre cohérent garanti par l’Etat : cadre de référence à définir en 2008 ; cartographie des continuités et discontinuités à réaliser au niveau national d’ici deux ans ; concertation des modalités réglementaires (inscription dans les documents d’urbanisme) contractuelles et incitatives et élaboration de la trame en région en 2009-2012 ; élaboration concertée d’un critère biodiversité pour la DGF ; trame verte et bleue opposable aux grandes infrastructures ; rémunération du service environnemental ; mise en œuvre du réseau paneuropéen dans la perspective de l’adaptation au changement climatique.

- Restaurer la nature en ville et ses fonctions multiples : anti-ruissellement, énergétique, thermique, sanitaire (eau, air, bruit, déchets), prévention de l’usage de produits chimiques, esthétique, psychologique.

- Acquisition de [20 000] hectares de zones humides contre l’artificialisation.

- Bandes enherbées et zones tampons végétalisées d’au moins 5 m le long des cours et masses d’eau inscrites dans les documents d’urbanisme.

- Restauration des continuités pour les écosystèmes d’eau douce ; effacement des obstacles les plus problématiques à la migration des poissons après une étude ayant permis de les identifier.

Assigner aux PLU des objectifs chiffrés de lutte contre la régression des surfaces agricoles et naturelles. Un travail sur les incitations possibles pour limiter le foncier artificialisé sera effectué d’ici fin 2008 (notamment zones agricoles protégées, et fiscalité sur les sols imperméabilisés).

(Source: Ministère - Grenelle de l'Environnement)

Présentation pour Montpellier-Avenir : Patrice Wilbois



 


 

Copenhague

7 Décembre : c'est le sommet de COPENHAGUE

      Nous sommes tous concernés par ce sommet que l'on habite à Montpellier ou ailleurs dans le monde !

      Un accord international  doit intervenir en plafonnant à + 2° l’élévation moyenne de température  entre 1900 qui est le début de l’industrie mondiale et 2050. Si cet objectif n’est pas atteint des processus irréversibles pourront être destructeurs.

      Comme l’a dit l’économiste britannique Nicholas Stern, le coût d’agir maintenant est plus faible que celui d’agir plus tard, prévenir est plus économique que réparer.

       Néanmoins, à ce-jour « économie et écologie » ne s’imbriquent pas. Les gouvernements de tous les pays doivent trouver la meilleure méthode. Amélioration de l’économie verte, développer  des nouveaux modes de transport . La taxe carbone nous montre l’importance de nos changements de vie en sachant que chaque kilomètre à pied évite 280 grammes de CO2…

      Eric CAVALIER

 

Montpellier Gare Saint-Roch


Nous sommes face à une ECONOMIE BUDGETAIRE drastique 
pour un équipement qui doit à terme recevoir 10 millions de passagers par an
  Le projet de rénovation de la gare Saint-Roch vient de faire l’objet d’une diminution significative pour avoir des chances d’être financièrement réalisable.
Les intervenants du projet sont : l’Etat, la SNCF, RFF, la Région Languedoc-Roussillon, le Département , la Ville et l’Agglo de Montpellier.
Le projet établi en 2007 s’élevait à 130 millions d’euros. Le nouveau projet s’élèverait à 55 millions d’euros.
La couverture du Pont de Lattes est abandonnée ou cédée dans le cadre d’un montage privé intervenant à moyen terme.
La halle vitrée prévue est remplacée par une nef étroite.

Un comité de pilotage doit se réunir fin 2009 pour étudier le financement de l’opération réduite de plus de la moitié.


 

Opération "CAMPUS"


L'opération  s’élève à 5 milliards d’euros

L'opération a franchi, sous l'impulsion de Valérie Pécresse, une étape définitive.


            Douze regroupements d’établissements
de l’enseignement supérieur vont se partager cette somme, provenant de la vente de 3% d’actions EDF. 

            Les intérêts produits par ces dotations paieront les loyers des futurs campus rénovés.

            Les dotations sont les suivantes :

-         PARIS (intra-muros) : 700 millions d’euros

-         SACLAY : 650 millions d’euros

-         LYON : 575 millions d’euros

-         AIX - MARSEILLE : 500 millions d’euros

-         BORDEAUX : 475 millions d’euros

-         CONDORCET - PARIS - AUBERVILLIERS : 450 millions d’euros

-         GRENOBLE : 400 millions d’euros

-         STRASBOURG : 375 millions d’euros

-         TOULOUSE : 350 millions d’euros

-         MONTPELLIER : 325 millions d’euros

-         LILLE : 110 millions d’euros

-         LORRAINE : 70 millions d’euros


 
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