Editorial

Le Mot de Christian Estrosi, Ministre de l'Industrie

"...Défendre l'Outil de travail et le Savoir-Faire français..."

(Valeurs Actuelles - 18/24 02 10)

édité par: patrice wilbois 

 

LANGUEDOC ROUSSILLON: DÉRAPAGE FISCAL...


Selon "La Tribune" du 05 Février 2010, le Languedoc Roussillon vient une nouvelle fois de briller par ses excès : 90% de Hausse de Fiscalité par la Région de 2004 à 2009....

Où, comment faire fuir les entreprises, étouffer les petites entreprises locales et les artisans....

Ceci n'est il pas l'une des premières explications des Echecs Actuels du Languedoc-Roussillon en termes économiques et sociaux? records de CHÔMAGE atteints par La Région Languedoc-Roussillon: 12,7% alors que la moyenne nationale n'atteint que 9,1% malgré la crise et bien que le Languedoc Roussillon, de par sa structure peu industrialisée, devait moins que d'autres subir les effets de la crise... Mauvaise gestion locale?... Posons nous en tous cas la question....

 


 

Croissance verte

 

Croissance verte, l'envers du décor 

 

 L’illusion écolo

 La crise actuelle pousse les gouvernements à parier des centaines de milliards de dollars sur une autre forme de croissance, plus vertueuse, qui créerait des milliers d’emplois.

Ce n’est pas évident !

La crise financière ayant frappé, la croissance verte doit sauver l’économie, le PIB et l’emploi.

Mais l’équation est complexe.

 

Bonus-malus pour favoriser l’achat de véhicules peu polluants. 

Ecrasé par les primes à la casse et les remises des concessionnaires pour liquider les stocks.

Un demi-million de véhicules vendus + un plan de relance pour construire des autoroutes supplémentaires.


Pour construire un véhicule on dépense en énergie ce que l’on dépense pour faire 100.000 km.

Quant aux voitures électriques elles vont remplacer les véhicules polluants mais encombreront de façon identique les autoroutes.

En Chine le gouvernement prévoit 440 milliards d’investissement pour développer les énergies solaires et éoliennes.


D’ici à 2020 le Grenelle de l’environnement prévoit la création ou la préservation de 530.000 emplois.Mais cette croissance verte a peu de chance de sortir le monde de la crise actuelle.


Selon une étude de HSBC seulement 15.6 % des 2100 milliards d’euros dépensés à travers le monde en subventions et réductions d’impôts ont véritablement des objectifs verts.

Ex. le plan de relance pour construire des autoroutes.

La croissance verte est-elle la dernière fuite en avant d’un modèle de production et de consommation, comme le pense le directeur de Greenpeace ?

La croissance verte c’est comme après la guerre, il faut tout reconstruire et tout remplacer.  

 

 

DEUX VISIONS A PRIORI IRRECONCILIABLES

 

 L’une conservatrice primant la croissance et le fameux PIB et l’autre avec des changements radicaux.

En effet des emplois vont être crées et d’autre perdus.

Exemple : pour isoler sa maison le ménage va économiser sur d’autres postes.

Le bâtiment peut représenter 300.000 emplois contre des vacances ou le dernier téléviseur.

La solution pour certains : un changement de référence et abandonner le PIB qui a doublé en 25 ans tandis qu’un 1/5 de l’humanité ne se partage que 2% du revenu mondial.

Aujourd’hui le PIB nous aveugle dit Chantal JOUANNO. Il faut parler BIB, « Bonheur Intérieur Brut », indice développement humain, empreinte écologique.

Joseph STIGLITZ, dans son récent rapport remise au président de la République ne renie pas le PIB mais préconise de le compléter, de considérer le revenu et la consommation plutôt que la production, de prendre en compte le travail domestique, les loisirs, la santé…

Côté développement durable la commission dirigée par le prix Nobel 2001 donne comme priorité la définition d’indicateurs physiques.

La révolution verte ne peut reposer sur les seules forces du marché pour décoller : Soutenir la production ou la consommation, normaliser les produits, les procès, les infrastructures, informer, soutenir la recherche, taxer, responsabiliser.

L’efficacité c’est d’être clair et de viser juste, sinon on versera dans une illusion verte, un bluff aux conséquences imprévisibles.

  

 

10 FAUSSES BONNES IDEES DURABLES

 1.    Les filtres à particules.

Très efficaces pour éliminer les particules incriminées dans les affections respiratoires, ils le sont moins contre le dioxyde d’azote (NO2), nocif pour la santé.

Idem pour les filtres catalysés qui vont se généraliser à partir de 2011. La lutte contre le NO2 devrait s’intensifier.

 2.    Les voitures électriques.

La voiture n’émet rien mais l’électricité qui charge la batterie émet du CO2 et un KWh dégage 400 g de carbone.Un véhicule électrique brûle 100 g de CO2 au 100 km pour 126 g d’un modèle.A condition que la charge intervienne en période creuse, soit pendant la journée, or ils le feront quand ils seront chez eux le soir au moment des pics.

Autre problème : la destruction des batteries au lithium-ion, qui ne dépasseront pas 2 ans, avec des solvants difficiles à éliminer.

Sans parler de la consommation électrique qui nécessitera la construction de 2 centrales nucléaires supplémentaires.

 3.    Les agrocarburants dans l’essence. 

L’E10 : 90 % de sans plomb 95 et 10 % d’éthanol.

Avantage : réduit la dépendance avec le pétrole.Inconvénients : Incompatible avec 40 % des véhicules ; légère surconsommation (1.7%) et substitution aux cultures vivrières et accélération de la destruction des forêts tropicales.

1 milliard d’euros de subventions.  

4.    Interdire les gaz GFC qui détruisent la couche d’ozone.

Remplacés par des HFCProblème : pouvoir de réchauffement climatique + de 10.000 dioxines de carbone.2020 : remplacement par les HFC également soupçonnés de favoriser l’effet de serre.

Les Etats Unis devraient réclamer leur interdiction.

 5.    Développer le chauffage au bois.

Il a toutes les vertus, mais la chaudière à bois émet des monoxydes de carbone.
Il faut laisser le temps aux industriels d’améliorer leurs produits.

 6. Recycler un maximum de produits usagés.

Recycler l’alu, l’acier, le verre c’est bien, mais recycler le plastique pour remplacer le bois (ex. menuiseries), c’est négatif.

Recyclage du papier : Problème de la distance des incinérateurs. 

7. Bannir les lampes à incandescence

Les lampes à incandescence de 100 watt sont interdites et l’économie de la consommation correspondant à l’utilisation par 4 millions d’habitants.

Néanmoins les LBS (Lampe à Basse Consommation) doivent être récupérées car elles utilisent du mercure très dangereux.

50 millions de lampes utilisent 150 kg de mercure les mêmes lampes vont éviter le rejet de 156 kg de mercure du fait des économies d’énergie.

Autre grief, les lampes LBC émettent des ondes électromagnétiques.

 Résultat d’analyse en janvier 2010.

 8. Développer l’Electricité Photovoltaïque

Un rendement financier pouvant aller jusqu’à 10 %.

Rachat courant garanti pendant 20 ans au tarif de 0.60 euro/KWh exonérations fiscales, crédits d’impôts, aides régionales, tout est formidable !

Mais les aides se sont élevées à 2 milliards d’euros pour 0.05 % de la production d’électricité nationale.

Sur 20 ans les aides se seront élevées à 62 milliards d’euros qui vont profiter à l’industrie chinoise et aux importateurs allemands, alors que dans ce domaine le France était en pointe il y a 20 ans.La production électrique dans 20 ans sera de 3% pour 62 milliards d’aides. 

9. Equiper les logements de pompes à chaleur air/air

La France produit des kilowattheures largement décarbonnés de 60 g à 120 g de CO2 par KWh contre 340 g en Europe.

Problème : favorisation du chauffage électrique (30 % des ménages).

Chauffage au fuel : 300 g/KWhChauffage électrique (l’hiver) : 180 g de CO2/KWh

Chauffage électrique en période de pointe : 600 g/KWh. 10.

10. DEMATERIALISER l’économie pour la décarbonner

Un an d’abonnement mobile : 23 kg de CO2, soit  1 heure de trajet en voiture.

Coûts environnementaux : 30 millions de tonnes équivalent CO2 par an, soit 5% des émissions de gaz à effet de serre.

Consommation d’électricité des téléphones portables en plein boom : 13.5 % de la consommation électrique française, soit 6 ou 7 réacteurs nucléaires.

Ecrans LCD = triplement des consommations car + agréable à regarder.

Changer de PC ou d’ordinateur portable tous les 2 ans n’est pas écologique.

Seul un effet à la production et à la durabilité accrue permettra de changer la donne.